OCEANO BOX

Le comandant Cousteau disait : "visite mon océan et tu sauras la vérité".

Je t'ai écouté mon doux bonnet rouge, et j'ai pris l'un de ces rafiaux qui sillonne les mers portant sur ses planches moisies des hommes se prenant pour des pirates de fortune venant dépouiller les occidentaux des travaux les plus nobles. Je me situais au cœur de l'immigration marine. Autours de moi se prélassaient des africains d'une noirceur à rendre jalouse la plus profonde des nuits. Ils se divertissaient en s'échangeant des virus comme des enfants se partagent des vignettes dans les cours d'école.

L'un d'eux attira mon attention. Il était vêtu d'une longue bure noire et caressait son fouet d'un regard sadique. J'ai tout de suite reconnu le père fouettard, l'auteur des attentats de Bombay en 1993. Je lui ai tiré deux balles dans la tête et j'ai jeté son corps dans l'océan conformément aux rituels bouddhistes qu'il vénérait.

Les bronzés me regardaient désormais d'un autre oeil. Un délicieux mélange entre crainte et respect. Le même regard qu'un SS avait devant Himmler ; le même regard qu'a un chimpanzé de zoo devant le touriste en possession de cacahuètes ; le même que celui de Claude Guéant devant une caméra, ou d'une vierge devant un aspirateur. Je me sentais plus à l'aise. Mes yeux se perdaient dans les formes abstraites des nuages prédicateurs. Trois formes se mirent à transpercer mes visions. Des missiles se dirigeaient droit vers la libye. Grâce à mes jumelles, j'ai pu distinguer les trois noms des trois petits enfants de Kadhafi sur chacun des missiles avec un logo "bons baisers de l'Otan". C'est qu'ils en ont de l'humour ces bougres de gradés !

Je pris l'approche de ces missiles comme un présage. Il fallait me débarrasser de mes colocataires. Leurs maladies pourraient bientôt mettre en péril mes fragiles neurones et par fait, l'économie entière du 12 du Moi. Les quelques requins venus espionner le radeau purent se régaler de la quasi totalité de l'équipage. La quasi totalité car j'avais pris le temps de discuter le bout de gras avec l'un d'eux. Un être étrange. Chaussé d'une paire de corne sur la tête, de dents aiguisées et d'un trident, il me paraissait soucieux. Il prétendait être l'auteur de l'attentat raté d'Hitler en 1939 à Munich. Le temps de faire un test ADN, et de reconnaître Lucifer scientifiquement, il ne me restait plus qu'à lui tirer deux balles dans la tête et le jeter dans l'océan selon les rites judaïque auxquels il était dévoué.

 

 

 

 

J'avais une tendre pensée pour Chantal Brunel. Je pense souvent à Chantal. Je l'aime bien cette grosse pute. Elle qui voulait que les immigrés repartent par bateau, moi je nourris les animaux avec. Le fond y est, c'est dans la forme que nous nous chamaillons. Mais soudain l'océan vint perturber mes pensées et d'énormes vagues secouèrent mon embarcation avec une force inouïe. Puis, deux otaries partirent chacune de leur côté, les schwarzenegger venaient de divorcer.

L'eau retrouvait tout doucement son calme pure. Un cadavre d'enfant voguait au loin. L'écume lui caressait les joues inertes, et un autre sosie le suivait. Puis un autre, et encore un autre... Je reconnaissais le style, mais où était-elle ? Là bas, au loin, une autre barque qui passait. Michelle Martin me fit un signe de la main en se débarrassant d'un bambin de l'autre. Elle a été libérée de prison ce matin. "Tiens bien la barre Michelle", lui criais-je finement.

Puis soudain, une couverture qui n'avait pas encore attirée mon attention se mit à bouger. Je délogeais la squatteuse du duvet. Befana avait vraiment l'air d'une conne avec son balais, son chapeau et ses verrues. La responsable des attentats de Bali en 2002 ne savait plus où se foutre. Moi je savais. Je lui ai logé deux balles dans la tête et je l'ai jetée par dessus bord, conformément aux coutumes Chiites si chères à son cœur.

Jacques-Yves avait raison. C'est sur l'océan que la vérité reflète comme le bruit d'une craie sur un tableau noir. A quelques brasses de moi, un menton barbu se faisait dévorer par des crabes. Mes méthodes s'avéraient dès lors partagées par d'autres, et il me fallait quitter ce paradis funèbre au plus vite...

J.L.L

ben laden meurtre cadavre océan

Commentaires (2)

1. Robert O'Connell (site web) 12/05/2011

Les singes ne savent pas nager...

2. Jean-luc Lémouche 13/05/2011

non, mais paradoxalement ils ne coulent pas non plus !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site