hommelette

 

La fatigue de son lit traduit son visage drapé de sueur, cerné par les oreillers, il enfonce sa face dans un duvet de plumes d’oie. Cette nuit, il a fait un cauchemar, il était propulsé en l’air et avant qu’il ne retombe au sol, une gigantesque main lui volait un de ses quatre enfants.

Prémonition.

Au levé, il allume la télé et apprend que son fils ainé  a mitraillé des innocents à Osselet dans le bas du dos de la Norvège. Il redresse alors sa tête beaucoup trop pour un corps allongé sur le ventre, ce qui lui donne l’aspect d’une banane sur un canapé et regarde par ses fenêtres s’il voit des journalistes. Ils sont postés derrière celles-ci prêt à le mitrailler à leur  tour à coups de flashs et de questions.

Le stress le fait se replier sur lui-même, il observe ses vieilles mains qui ont engendrées un fils, un monstre et se dit que si son vieux sexe était encore regardable, il serait plus judicieux qu’il lui adresse un œil accusateur.

Brutalement.

La sonnette  sonne, il sursaute et s’éjecte du lit aussi rapidement qu’un dvd double zone, il est nu et se dirige vers sa porte d’entrée avec son corps ridé et bronzé.

Mon esprit journalistique se matérialise sur le perron de la maison dans une superbe femme aux épaules équidistantes et dont le décolleté n’est pas sans rappeler la côte sauvage de Bretagne.

La porte s’ouvre.

Parallélépipède : « bonjour » ( elle se touche le bas du visage de manière charnelle) .

Père du tueur : «  bonjour » (il se touche la nuque, PNL : il est mal à l’aise).

Son fils, âgé de 30 ans vient de tuer 100 personnes à l’aide d’une cloueuse electrique et d’une agrafeuse.

Il procédait de la manière suivante :

Agrafage des deux oreilles et du prépuce sur une cloison de bois : La victime immobilisée par une technique de triangulation isocèle se voyait achevée par un clou au sommet du nez.

Le vieil homme visiblement mal à l’aise sort son aspirateur et entreprend de faire le ménage une fois la journaliste entrée.

Parallélépipède : « Ca ne va pas être possible de faire une interview dans ses conditions » (tournant ses cheveux comme dans une pub de champoing pour dire non)

Père du tueur : « Vooooooooooooooffffffffchhhhhhh » (aspirant du cacao sur la moquette)

Elle appuie directement sur le bouton servant à rembobiner le fil de l’aspirateur, ce dernier recule violement et vient buter contre la prise, puis s’éteint.

Parallélépipède : «  Commençons l’entretien »

Un face à face difficile

Parallélépipède : « votre fils travaillait bien chez Accroche & CO »

Père du tueur : «  oui, surement par ma faute. A  l’époque sa mère et moi n’avions pas assez d’argent pour meubler la maison, tout était fixé au mur. Les assiettes, les outils, les posters, les cadres rien ne trainait par terre. Je lui ai appris à ranger sa chambre en lui désignant les murs de celle-ci.

Parallélépipède : «  Rappelons que votre fils était un extrémiste de droite comme Hitler, peut-on s’imaginer que les gens de l’extrême droite en France fassent la même chose ? ».

Père du tueur : « Le national-socialisme c’était des gens de droite ? ».

Parallélépipède : (Gênée par sa question piège précédente) Votre fils c’est exhibé dans différents costumes sur internet, était-il fou ? ».

Père du tueur : « je crois, que c’était pour se moquer de tous ses mulâtres de Rio qui affluent en Norvege».

Parallélépipède : « il était donc raciste, mais alors pourquoi tuer 100 personnes de couleurs différentes ».

Père du tuer : (blagueur)  « «  Le coup de cent », en Norvège on l’appelle le tueur d’arc en ciel. Vous savez, mon fils au final c’est juste un mec avec une agrafeuse et un pistolet à clou, après vous les journalistes vous utilisez des éléments de sa vie à des fins politiques en France pour influencer les gens ». 

Parallélépipède : (ne comprenant pas pourquoi rien dans la phrase du dessus n’est drôle) « N’importe quoi ».

Père du tueur : (toujours nu) « Vous faite de mon fils une tête de mort, mais si on regarde bien ce qu’il a fait ça ressemble ni plus ni moins à vos méthodes : mettre les gens au pied du mur pour qu’ils vous écloutent. ».

Parallélépipède : (faisant un double nœud à ses jambes pour qu’on voie sa culotte et qu’on oubli le jeu de mot minable du père) Essayez-vous de protéger votre fils ? ».

Père du tueur : « mais de qui parlez-vous ? ».

Fin de l’entretien.

Rappelons que les cent victimes étaient des cadres d’une fabrique d’osselets.

 

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Commentaires (2)

1. Jean-luc Lémouche 12/08/2011

Cher Gourou,

Quand vous réctilignisez vos épaules et ondulez votre coiffe, cela vous provoque t il une excitation particulière ?
Et une fois revenu à votre apparence normale, vous vient il à l'idée une masturbation soudaine et violente ?

2. Doux voir Saint GOUROU 12/08/2011

Pas plus que quand j’investis un chien.

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