FRONDE VAGINALE

 

Il est encore tôt, la soirée d’hier fût rude, je suis sur mon balcon et je me soulage de toutes les bières de la veille, une joggeuse qui passe récolte ma douce urine et se plaint. 

Rien à foutre.

Je lève les yeux au ciel, étonnement, Dodeka ne touche plus terre, il lévite, vole, voyage et me crie des mots qui ressemble fort aux paroles d’une chanson de Nana Mouskouri. Ni une ni deux je me fabrique une fronde de fortune avec les quelques strings et des jarretelles  qui trainaient par terre. Muni de mon simple vice naturel je m’élance sur la Dode, couille au vent et entreprend de lui faire le coup de la queue de casserole mongole. 

Dodeka frissonne, me voilà totalement introduit au plus profond.

L’altitude continue d’augmenter, de part son orifice j’entraperçois les étoiles, gourou nous salut au passage il est sur la lune ou il apprend le Cha-Cha  à des lémuriens vêtus de shorts de bains et de chemises hawaïennes.

Nous dérivons encore, je crois voir monsieur caillou qui est en pleine discussion avec un astéroïde. Mais que peuvent-ils bien se raconter ?

Après quelques heures sans âmes qui vivent, nous rencontrons enfin une autre forme de vie.

Entièrement nue et allongé sur une comète, une femme crie « au viol ».  Je me décide enfin à sortir de ma retraite, je choppe une étoile filante et l’introduit immédiatement dans l’un des quatre vagins de la pauvresse.

Elle hurle, se tord de plaisir ou de douleur et s’évanouit.

La vision de ses trois seins me fait comprendre que cette forme de vie fut uniquement créée pour satisfaire la pire des lubricités.

Une idée commence à naître dedans moi.

Je décide de la ramener sur terre afin d’accomplir un chef d’œuvre de création.

Dodeka a compris. Il sait que l’horreur naîtra d’une bouche, il en profita pour me chanter  une chanson de Franky Vincent.

Demi-tour on rentre à la maison, au passage de saturne je me surprends à rêver de sodomiser une planète, Morpius aurait il une âme lui aussi ?

La traversée du soleil n’était pas une bonne idée finalement, l’atterrissage va être  difficile.

J’arrive à peine à me remettre du changement de pression dû à ce voyage spatiale. Dodeka quant à lui avait les fesses bien propres et racontait l’histoire de toto à Auschwitz, hilarité générale. Je dilate trop de l’humour et je dépose une légère pâte sur mon caleçon en coton.

Je retrouve la terre avec ses fesses pleines et ses testicules fripés, l’actualité n’est plus.

La monotonie terrestre me frappe plus que jamais, ce voyage m’a changé au plus profond de moi, je bégaye, trésaille, ma jambe gauche est prise de spasmes, mon cerveau a décroché.

J’emmène ma captive sous le bras et cours à mon atelier pour pouvoir enfin exécuter la besogne qui m’a occupé l’esprit durant tout le voyage de retour. Une folie créatrice m’envahis je me mets à l’œuvre.

Je déballe ma captive, la passe sous l’eau  et entreprends de la mastiquer morceaux par morceaux.

Je salive, un début d’érection parsème de frisson le haut de ma colonne, quelle douleur agréable. Les corps des femmes de l’espace sont peu homogène, je mastique encore et encore puis fatigue sur le dernier morceau, surement un genou ou un talon.

Le plus dur est fait, je régurgite ma création, elle est pure et sans haine, les bocaux sont pleins, je ferme, voilà elle est parfaite désormais.

Jean-Luc !  je viens de créer ta femme parfaite, elle sera un palliatif à ton œsophage, une douceur acide habillée de bocaux en pyrex neuf.

Sa douceur et son étanchéité feront peu être naître en toi un jour un léger frisson.

Alors, vas-tu ressortir ton bocal sexuel ou ta collection de couteaux suisses ?

 

 

MORPIUS

 

 

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