Exilé en suicide

Avez-vous déjà voyagé avec un individu qui sente l’ail ?

Et bien moi oui.

Vous le connaissez plutôt bien en plus. Il s’agit de Dodeka, l’homme-odeur.

A peine entré dans la mégane break gris métallisé (NDLR le véhicule de fonction du 12 du Moi) qu’un ignoble parfum d’ail remplissait déjà l’atmosphère confiné. Un remugle de mort, de la raclure d’aisselle de rouquin, de l’extrait de sueur d’africain, indescriptible …

Dans ce genre de situation, un cerveau bien entretenu sait comment enclencher un mécanisme d’autodéfense. Il peut, par exemple, décider de faire abstraction de l’odeur. Il peut également développer un virus qui enrhumera l’individu lui bouchant ainsi l’orifice nasal. Il est aussi capable d’envoyer à ses doigts le signal d’ouvrir les vitres automatiques ou le toit ouvrant. Bref, les possibilités de survies sont multiples.

Mais qu’en est-il d’un cerveau trop faible pour solutionner ce terrible attentat ?

Il reste le suicide.

Cette bonne vieille méthode.

Mike Brant disait à Dalida « C’est fou ce que tu pues l’ail !  Tant pis, moi, ct’aprèm, j’me tire une balle ». Et Dalida lui a répondu « On a mangé la même chose, bouge pas j’arrive ».

Les poètes sont des gens qui admettent que la mort est plus sage que les mots. C’est de moi cette phrase.

En France, tous les ans, 160 000 personnes ont le courage de tenter de mettre fin à leurs jours. C’est un excellent chiffre.

Par contre, seulement 12 000 y parviennent.

Comment transformer ce lamentable et quantitatif échec en une merveilleuse réussite ?

Analysons tout d’abord ces chiffres.

Il semblerait que la sous-estimation de ces données soit de 20%. Donc les suicidés sont plus nombreux. C’est cool.

Ensuite, 3 suicidés sur 4 sont des hommes. Est-il important de rappeler une nouvelle fois que c’est la preuve inéluctable que la femme est une grosse conne ?

1°) : elle se suicide moins

2°) : elle est à 99% la cause du suicide de l’homme

Quelle démarche faudrait-il adopter pour que les suicides manqués deviennent des triomphes satisfaisant ?

La prévention :

Il faudrait intervenir dans les écoles pour enseigner les différentes formes de suicide qui marchent et celles qui foirent. Se jeter sous un train, sous le métro ou le RER, avaler du cyanure, se tirer une balle dans la tête, se pendre fonctionnent à merveille. En revanche se tailler les veines, avaler des dolipranes, se cuire la tête dans le four, se mettre 1 heure dans le lave vaisselle, voter ou se jeter du 1er étage ne donnent pas des résultats satisfaisant.

Le soutien :

Il faudrait lancer une ligne téléphonique permanente « SOS je veux crever ». Ceux qui voudraient en finir pourront contacter ce numéro vert pour se faire conseiller des meilleurs solutions indolores et efficaces pour en finir. 

Les arguments :

Pour les gens qui n’ont pas de bonnes raisons de se foutre en l’air, il est important de leur en donner. Lui montrer un portrait de sa femme, une feuille d’impôt, les conversations secrètes de ses amis sur lui ou le contenu de ses derniers bulletins de vote devraient suffire.

Ainsi, j’espère convaincre une société de pousser ses citoyens au suicide, et à ceux qui essaient déjà, de le réussire.

Moi, personnellement, je suis prêt à bouffer de l’ail en enfer.  

J.L.L

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12 du moi lémouche jean-luc suicide ail tu pues la dode c'est horrible va te laver le cul

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