jean-luc lémouche le 12 du moi c

SALOPARD DE CHAT, TU ES SI MIGNON!

 

Je me réveille soudainement, c’est pas mon habitude, quelque chose ne tourne pas rond ce matin, en effet je sors de mon sommeil comme embrumé et la première chose que je vois c’est une fine pellicule de foutre séché sur le ventre, c’est vraiment dégueulasse et inquiétant. Un regard à gauche, un autre à droite, personne, dois-je être pour autant rassurer ? L’avenir nous le dira…

Je sens cependant une présence non loin de moi. L’oreille attentive, j’entends un ronronnement régulier à mes pieds. Je me redresse, et j’aperçois mon chat, saloperie de chat qui me regarde d’un œil mi accusateur mi moqueur. Apparemment il en sait plus que moi cette saleté.

« Qu’est ce que t’as à me reluquer comme ça ? »

« Miaou »

« p’tite merde va… »

Et dire que sans mon intervention ce chat aurait pu finir à la fourrière, à la SPA ou chez une de ces vieille peau qui collectionne les félins. Je lui ai donné tout mon amour, du temps, de la bouffe… et lui ce satané carnassier ce fout de ma gueule.

« Qu’est ce t’as vu pour gausser comme ça ? »

« Miaou »

Quel merde ce chat, il continue à se foutre de ma gueule, avec ma tache de semence écaillée sur le ventre.

« Tu vas voir c’que tu vas voir p’tite merde si tu continues à te foutre de ma gueule, j’vais t’emmener faire un tour sur le périf’ tu f’ras moins le malin »

« Miaou »

J’aime pourtant la redondance mais c’est « miaous » à répétition me mettent hors de moi… Saloperie de chat ! moi qui lui donne à bouffer, le soigne, lui gratte le ventre quand bon lui semble, lui lance sa baballe qui ne ramène jamais d’ailleurs, « bon à rien » !

Et cette vermine, ce sacripant, ce parasite a le culot de se rapprocher de moi, alignant un à un ses coussinets "en mode élégance" tout en redoublant l’intensité de ses ronronnements…

« T’as faim, c’est ça, p’tite racaille fécale…haaaa là, y a du monde pour demander à bouffer mais quand c’est pour se foutre de ma gueule, t’es pas en reste…fumier d’lapin !!! »

« Miaou »

Cet abruti de fauve miniature continue sa parade et arrive à mes pieds, d’un coup de tête il cherche les caresses et se frottant sur mes orteils.

« tu manques pas d’air toi vaurien! »

« Miaou »

« Ouai c’est ça ouai…pffff »

Je crois à son dernier miaulement qu’il avait compris que j’étais contrarié par son attitude caustique, il cherchait surement à se faire pardonner de s’être moquer de moi depuis mon réveil.

Pas manquer , cette canaille approche de moi, s’arrête au niveau de ma bedaine souillé et se mis à pourlécher mon abdomen avec sa petite langue râpeuse…

C’est mignon non espèce de chers lecteurs ? comment pourrais-je lui en vouloir ?

Une fois néttoyé, je me lève et lui donne sa pâtée préférée...

 

Robert O'Connell

 

LA PAUVRETE GANGRENE NOTRE BELLE PLANETE

 Il y a de plus en plus de pauvres dans le monde, c’est une réalité. Autre réalité : les pauvres véhiculent des maladies, les dépressions, le suicide, la hausse des charges sociales des Etats… Pour faire simple la pauvreté est une plaie faite de chairs nécrosées qui bouffent petit à petit ce qu’il y a de plus sain dans notre société. Je m’adresse par le biais de cet article à tous les lecteurs pauvres. Alors, si je peux me permettre, et puis merde je me permet, espèce de chers lecteurs pauvres, je vais vous donner des conseils pour être un peu moins pauvre et ainsi vous sauver de votre appartenance à la catégorie « escarre de la civilisation ».

Faire moins d’enfant ou pas du tout :

Je sais que beaucoup d’entre vous me dirons « Robert, avoir deux, trois ,quatre enfants, même plus, ça permet de toucher les allocs, et les allocs ça permet de mettre du beurre dans les épinards », là je vous arrête tout de suite, le beurre c’est pas bon pour la santé surtout pour vous qui avez à peine de quoi cotiser pour votre mutuelle santé. Ceci dit, faites preuve d’un minimum de solidarité merde, arrêter d’enfanter votre grognasse pour le pognon, si vous voulez vous en sortir c’est ensemble (enfin entre vous) et pas chacun de son côté, pensez un peu aux contribuables merde : « Trop d’enfant, tue l’impôt » .

Certes il y a les allocs, et jusqu’à preuve du contraire, ça a jamais servi aux enfants les allocs, ça se saurait, je le saurai. Voulez vous que votre quintet d’enfants soit moquer à la récréation parce que leur sac de bille n’est rempli que de trois calots et deux agates ? Mieux vaut avoir qu’un seul enfant et lui offrir un beau sac de bille bien rempli que de le partager entre John, Kévin, Steven, Steve et Lorie.

 

Devenez végétariens :

Vous, qui avez, je le rappelle, à peine de quoi cotiser pour votre mutuelle santé, et quand on voit les ravages des steaks surgelés de chez carrefour discount, concentrez vous sur les cinq fruits et légumes par jour, la sécu s’en portera pas plus mal. Faites vous une raison, la viande coûte cher, c’est pas pour vous. Devenez végétariens, c’est pas une maladie, et ça donne « bon genre », c’est très bien vu chez les bobos, c’est très « tendance ».

 

Mettez vous à la broderie :

Les gens, et plus particulièrement les pauvres aiment les marques et s’afficher avec, alors plutôt que de vous ruiner en faisant comme cadeaux pour noël, un anniversaire ou la Saint-Valentin, un tee-shirt à la mode ou une casquette signée d’une affreuse virgule, allez à kiabi, à la Halle aux vêtements ou dans les rayons des grandes surfaces , je vous signale que la mode à petit prix c’est pas pour les riches. C’est pour vous les pauvres que ces enseignes sont dédiées. Ensuite acheter une trousse de couture et en avant la broderie, des initiales CK par ci, une griffe BOSS par là…avec un peu de méthode, du sérieux et de la chance, les gens n’y verront que du feu. En plus d’économiser des sommes monstrueuses, vous aurez l’air d’un vrai petit bourgeois à la mode (de Caen ?).

 

Roulez à vélo :

Toujours dans un soucis d’économie : pas de voiture, c’est pas d’essence, pas d’assurance, pas de vidange et autres entretiens. Et sachez que si vous êtes un végétarien et qui roule écolo, alors là vous êtes au summum de la « branchitude ». Et un peu de sport ne fera pas de mal à votre fragile santé de pauvre, vous qui avez à peine de quoi cotiser pour votre mutuelle santé.

 

Des conseils pour être et/ou paraître un peu moins pauvre, j’en ai à la pelle, mais vous êtes pas complètement cons espèce de chers lecteurs, je vous laisse prendre les choses en mains et prendre des initiatives qui tendent à la richesse. Et,  en suivant ces conseils, vous ferez surement un brin d’économie qui vous permettra d’acheter un morceau de viande le 1er dimanche du mois, d’avoir de quoi vous payez une entrée à la pistoche, d’avoir des petits plaisir que vous ne pouviez pas vous offrir, mais avant de dévorer un beau faux filet ou aller tremper votre cul dans un bassin, allez vous faire soigner les chicots et acheter des capotes, c’est d’utilité publique ça.

 

Robert O'Connell

FRONDE VAGINALE

 

Il est encore tôt, la soirée d’hier fût rude, je suis sur mon balcon et je me soulage de toutes les bières de la veille, une joggeuse qui passe récolte ma douce urine et se plaint. 

Rien à foutre.

Je lève les yeux au ciel, étonnement, Dodeka ne touche plus terre, il lévite, vole, voyage et me crie des mots qui ressemble fort aux paroles d’une chanson de Nana Mouskouri. Ni une ni deux je me fabrique une fronde de fortune avec les quelques strings et des jarretelles  qui trainaient par terre. Muni de mon simple vice naturel je m’élance sur la Dode, couille au vent et entreprend de lui faire le coup de la queue de casserole mongole. 

Dodeka frissonne, me voilà totalement introduit au plus profond.

L’altitude continue d’augmenter, de part son orifice j’entraperçois les étoiles, gourou nous salut au passage il est sur la lune ou il apprend le Cha-Cha  à des lémuriens vêtus de shorts de bains et de chemises hawaïennes.

Nous dérivons encore, je crois voir monsieur caillou qui est en pleine discussion avec un astéroïde. Mais que peuvent-ils bien se raconter ?

Après quelques heures sans âmes qui vivent, nous rencontrons enfin une autre forme de vie.

Entièrement nue et allongé sur une comète, une femme crie « au viol ».  Je me décide enfin à sortir de ma retraite, je choppe une étoile filante et l’introduit immédiatement dans l’un des quatre vagins de la pauvresse.

Elle hurle, se tord de plaisir ou de douleur et s’évanouit.

La vision de ses trois seins me fait comprendre que cette forme de vie fut uniquement créée pour satisfaire la pire des lubricités.

Une idée commence à naître dedans moi.

Je décide de la ramener sur terre afin d’accomplir un chef d’œuvre de création.

Dodeka a compris. Il sait que l’horreur naîtra d’une bouche, il en profita pour me chanter  une chanson de Franky Vincent.

Demi-tour on rentre à la maison, au passage de saturne je me surprends à rêver de sodomiser une planète, Morpius aurait il une âme lui aussi ?

La traversée du soleil n’était pas une bonne idée finalement, l’atterrissage va être  difficile.

J’arrive à peine à me remettre du changement de pression dû à ce voyage spatiale. Dodeka quant à lui avait les fesses bien propres et racontait l’histoire de toto à Auschwitz, hilarité générale. Je dilate trop de l’humour et je dépose une légère pâte sur mon caleçon en coton.

Je retrouve la terre avec ses fesses pleines et ses testicules fripés, l’actualité n’est plus.

La monotonie terrestre me frappe plus que jamais, ce voyage m’a changé au plus profond de moi, je bégaye, trésaille, ma jambe gauche est prise de spasmes, mon cerveau a décroché.

J’emmène ma captive sous le bras et cours à mon atelier pour pouvoir enfin exécuter la besogne qui m’a occupé l’esprit durant tout le voyage de retour. Une folie créatrice m’envahis je me mets à l’œuvre.

Je déballe ma captive, la passe sous l’eau  et entreprends de la mastiquer morceaux par morceaux.

Je salive, un début d’érection parsème de frisson le haut de ma colonne, quelle douleur agréable. Les corps des femmes de l’espace sont peu homogène, je mastique encore et encore puis fatigue sur le dernier morceau, surement un genou ou un talon.

Le plus dur est fait, je régurgite ma création, elle est pure et sans haine, les bocaux sont pleins, je ferme, voilà elle est parfaite désormais.

Jean-Luc !  je viens de créer ta femme parfaite, elle sera un palliatif à ton œsophage, une douceur acide habillée de bocaux en pyrex neuf.

Sa douceur et son étanchéité feront peu être naître en toi un jour un léger frisson.

Alors, vas-tu ressortir ton bocal sexuel ou ta collection de couteaux suisses ?

 

 

MORPIUS

 

 

La découverte de l'antarticle

La rosée du matin fait pétiller les jeunes bourgeons des arbustes forestiers. La famille tamanoir qui m’accueille depuis plusieurs jours déjà se réveille en douceur.

Le patriarche tamanoir m’offre une tartine de fourmis que je repousse volontiers.

Sa trompe se durcit et il engage un long monologue sur le débat en vogue du voile intégral. 

« - ffffmmüüüüüü ! Je ne comprend pas ces humains … Il est tout à fait normal et compréhensible de cacher le museau de sa femelle. La plupart des français devrait avoir honte de laisser le visage de leur concubine à la vue de tous, y compris des enfants ! ffffmmüüüüüü je ne comprend pas qu’on puisse laisser la laideur grasse et suintante s’exhiber en dessous de bigoudis imbibés de pétrole. Les verrues innombrables pullulent, ce ne sont plus des poils mais des cheveux qui tentent désespérément de s’extirper des narines épaisses et aplaties, le maquillage bleu ou violet qui emplâtre deux pruneaux avariés et desséchés en guise d’œils de fortune ne rend pas le tableau plus supportable. Ffffmmüüüüüü il est naturel de cacher la laideur. Un chat poli se cache pour mourir. Une femme laide se dissimule, dieu le veut ainsi. Qu’en pensez vous cher Claude Guéant, seriez vous prêt à envoiler votre femelle ? 

- Ma femme est morte, répondit le ministre.

- C’est facile de botter en touche… Encore une réponse d’humain ! Soupira le père tamanoir en se dégoûtant du règne bipède. »


‘Touc Touc touctouctouc’

Damned… Je reconnaîtrai ce son même en étend sourd …

‘Touc Touc touctouctouc’

Le seul son qui mettrai dieu et le diable d’accord sur son abolition. Un attentat des tympans, le napalm des oreilles, de la lave sonore intubée dans le cerveau…

‘Touc Touc touctouctouc’

Des claves … L’horreur absolue … Quel est l’enculé qui se permet de venir brésilianiser mon séjour en forêt ?

La famille tamanoir s’est réfugiée au fond du terrier.

Enculé est le terme exact. Dodeka arrive, Christophe Colomb l’accompagne, et je perd progressivement pied avec la réalité… Je ne suis plus concerné par la suite des évènements … Dod’ à l’impression de communiquer avec moi, mais c’est avec ses gaz qu’il converse. Jamais ses lèvres et son sphincter n’ont été si proches. Je tourne mon attention sur trois caravelles. Il enfante Vespuci par son cul. Le jeune Amerigo l’appelle maman, Christophe est jaloux.

Les claves retentissent de plus belle… La femme tamanoir sort voilée du terrier et propose un voile intégral à Christophe Colomb qu’il s’empresse d’enfiler.

« Que celui qui a découvert l’amérique se pare d’un insigne de l’Islam et les pêchés du monde seront tous pardonnés ».

Colomb se prend pour Jésus, Claude Guéant fou de rage enfonce les claves au fond de l’anus de Dodeka qui arrive quand même à jouer grâce à son pancréas et son intestin grêle.

‘Touc Touc touctouctouc’ Ses pets sont de plus en plus insupportables.

Dodek’  a maintenant la tête enfouis dans son cul et commence ses premières fouilles anales. L’archéologie lui va bien, moi, je préfère la marine.

Je quitte donc cette forêt pour découvrir de nouvelles contrées par la mer… persuadé de ramener les épices de l’humour, mon bateau glissera éternellement sur une longue peau de banane en direction d’un continent propice au 12 du Moi, l’antarticle peut-être …

J.L.L

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