Des monstres dans le marais ?

Les grandes découvertes de la dode : Episode 5

Ali Caca n’était qu’un rêve, un mirage en terme désertique. Et heureusement les 40 violeurs aussi. Imaginez- vous quarante personnes entrant et sortant de votre cul tous les jours 24/24 ? Même pour un homosexuel averti, ce ne doit pas être une partie de plaisir. Dans le désert, pas d’humour mais quand même une bonne dose de sensations fortes.  J’ai cru à la prise d’otage par un personnage des contes des mille et une nuits. J’ai du attraper un sérieux coup de chaud.
Depuis tout ce temps où je dormais je ne m’étais pas rendu compte que j’avais atterri dans le bac à sable d’un jardin d’enfant en plein centre de Paris. Voilà d’où venait ce cauchemar.


En revanche, je suis toujours à l’intérieur de mon anus pour essayer de comprendre les tenants et les aboutissants de ma sexualité. Il serait temps d’approcher un vrai groupe d’homosexuels : les bobo-nobos. Ce sont des libertins vivants dans le Marais, quartier de Paris bien connu des marques de préservatifs.  Je décide de rentrer dans une de ces boites gays aux couleurs vives.


On me parla de liberté du corps, de l’esprit d’évasion. Je comprenais tout cela surtout en voyant tout ce cuir qui serrait les torses et les sexes de mes voisins de cellule. Je dis cellule au lieu de dire boite en raison du grand nombre de barreaux et de cages qui la caractérisait.


 Je m’aperçus d’une cage qui rentrait un couple de colombe. Je leur posais donc la question :


« Avez-vous pensé à leur liberté à eux ? »


« Non, j’avoue… »


« Peut-être devriez vous les relâcher. Il y a un mâle et une femelle. Peut être sont-ils homosexuels tous les deux ? Et dans ce cas vous faîtes leur malheur.»


J’ouvris la cage. Le male vaillant, viril, montrant qu’il n’avait pas peur sorti très vite pendant que Madame restait penaude à observer le courage de monsieur. Monsieur s’envola dans le bar et passa la première fenêtre qu’il trouva ouverte. Aussitôt, il heurta un autobus lancé à vive allure. Une pluie de plume déferla. Alors, je me tournai vers la cage et referma tranquillement la porte de la cage où Madame trônait toujours. Bouche bée, mes deux compagnons me regardait d’un air songeur avec une pointe de férocité et d’envie de me violenter. Je décidais de prendre congé sans solde.
Je dis au revoir du dos et m’éclipsa façon TGV.
Je vaquais sans histoire en faisant le vide ce qui laissait derrière moi une trainée de chiasse aux couleurs de l’arc en ciel preuve de mon irrémédiable homosexualité et une fragrance  à faire blanchir un chinois à vie. L’humour est triste aujourd’hui. Il reflète trop la réalité et la vie quotidienne.
 Je tombais alors sur un miroir et prit le temps de m’observer.


« Le temps n’arrange rien non plus », pensais-je.


« C’est vrai tu as raison » répliqua un Homme enduit d’une argile bleu humide et dégoulinant.


« Que fais-tu là et qui es-tu ? Tu es trop grand pour être un schtroumpf et trop bleu pour être goldorak  » demandai-je au grand Homme bleu.

« Je sors de ton anus. Je suis le Monstre des marais et j’existe en toi depuis ta naissance. Je suis ta part hétérosexuelle. Veux-tu venir boire une bière avec moi ? Nous parlerons de tout cela. »


Nous partîmes en quête d’un bar et d’une bière. Nous irions surement manger une pizza en regardant un match de foot et en observant quelques arrières trains de femelles dansant sur des musiques suintantes d’ovulations. Je ne sais pas pourquoi mais cela m’attira.

« Il faut que tu t’y fasses. Le monde a une apparence gay mais au delà s’exerce une bataille entre le mâle et la femelle. Et cela régit l’ensemble des choses. C’est une sorte de loi universelle dont les pédés ne font pas partie. Je t’explique :

« Veux-tu connaitre d’autres plaisirs ? Des plaisirs avec des femmes ! » Me demanda le monstre des marais.

« Pouahhhhhh ! Des femelles et pourquoi pas avoir une relation avec une machine à laver ?  » Répliquai-je.

« Tu pourrais aussi gagner beaucoup d’argent, tu sais ! Je suis proxénète, Mac, entremetteur. Dis le comme tu veux. On pourrait faire de grandes choses ensembles. » Finit  le monstre des marais.


C’est vrai que j’étais un peu raide en ce moment, je me laissais un petit temps pour réfléchir.
….

DoDeka


12 du Moi; dodeka; bite; badge;

Commentaires (2)

1. Jean-luc Lémouche 12/08/2011

Cher Dod dod didon,

Vous mettez dans votre article une femme et une machine à laver au même rang.
Soit.
Mais si le comité de soutien au lynchage électro ménager se soulève pour "injures publiques", alors je dévoilerai au grand jour ma relation avec un grille pain.

Cordialement

J.L.L

2. La dode 14/08/2011

Je vous aurais plutot imaginé avec un autocuiseur.

Un bocal de votre rang doit posséder un harem de bocaux à faire palir les placards de grand mère.

Je vous remercie

Aurevoir

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